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Mois : décembre 2013

Écrit en lettres de sang, Sharon Bolton

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Écrit en lettres de sang, de Sharon Bolton vous embarque dans un thriller sur les traces de Jack l’Éventreur.

Résumé : À Londres, soir du 31 août. En regagnant sa voiture, la jeune policière Lacey Flint découvre une femme lacérée de coups de couteau, qui finira par mourir dans ses bras.
Quelques heures plus tard, une journaliste reçoit une étrange lettre anonyme rappelant celles qu’envoyait Jack l’Éventreur aux journaux.
Lorsqu’un deuxième meurtre a lieu, les ressemblances ne font plus aucun doute pour Lacey : l’assassin utilise le même mode opératoire et frappe les mêmes jours de l’année que son maître à penser. Mais pourquoi s’acharner sur des mères au foyer sans lien entre elles ? Tandis que l’enquête avance, des pans du passé de Lacey refont surface et semblent la relier au tueur. Cela n’échappe pas au commandant Joesbury, qui exaspère la jeune femme au plus haut point, l’attire, et la soupçonne aussi.

Mon avis : Et si Jack l’Éventreur revenait à Londres au XXIe siècle ?
Nul doute que Sharon Bolton possède l’art d’écrire un bon thriller. Elle mêle ici les références à Jack l’Éventreur sans faire de son roman une énième enquête pour trouver qui était Jack l’Éventreur. Ce livre est plein de rebondissements. Fréquemment, en fin de chapitre, en une seule phrase, l’auteur vous scotche au livre et vous empêche de dormir car vous n’avez qu’une envie : continuer à lire. Le suspense est au rendez-vous, les personnages sont attachants et l’histoire révèle une fin surprenante où le dénouement de l’enquête et l’histoire de Lacey se rejoignent. Écrit en lettres de sang est sans aucun doute possible l’un des meilleurs thriller de cette année.

Fleuve Noir, 560 pages, 21,90 euros. Traduit par Marianne Bertrand. 

Dans la lumière avec Barbara Kingsolver

Dans la lumière, Barbara Kingslover Rivages, 558 pages, 24,50 euros.

Critique réalisée dans le cadre du concours de blogs de PriceMinister

Résumé : Dans les Appalaches, au coeur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La vallée semble en feu. Mais ces reflets rougeoyants n’ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de centaines de papillons qui recouvrent le feuillage des arbres.
Cette étrange apparition devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville croit reconnaître un signe de Dieu et certains scientifiques invoquent une anomalie climatique. Toute l’Amérique se met à observer ce coin isolé, ancré dans les traditions rurales : Dellarobia comprend que de simples papillons vont bouleverser sa vie, et peut-être l’ordre du monde.

 Mon avis : Le roman s’ouvre sur ce que Dellarobia aperçoit : des arbres embrasés. Elle met du temps à comprendre que la forêt n’est pas en feu, mais que les arbres sont recouverts de papillons. « Une beauté surnaturelle lui était apparue, une vision de gloire qui l’avait clouée sur place. Pour elle seule ces branches se soulevaient, ces longues ombres se changeaient en une levée de lumière » (pp. 27-28).
Dès lors, la vie de Dellarobia et de la communauté dans laquelle elle vit va changer du tout au tout. Elles vont devoir affronter le monde des scientifiques, des écologistes qui savent que cet événement est annonciateur du pire. Les papillons, des monarques, devaient aller passer l’hiver au Mexique, mais leur route s’est arrêtée dans les Appalaches, soit bien loin de leur destination finale. Dans cet univers rural, une telle manifestation est le signe d’une intervention divine.
Sous une histoire qui peut paraître ardue par le thème abordé, l’auteur sait distiller quand il le faut des touches d’humour. Le site de l’embrasement de la forêt devient l’enjeu d’une lutte entre les autochtones et ceux qui veulent faire commerce de cet événement.
Dans la lumière est aussi l’histoire d’une prise de conscience individuelle, celle de Dellarobia, qui devrait inciter le lecteur à prendre conscience qu’il n’est pas seul dans son petit monde, mais qu’il appartient à un univers bien plus vaste, où le battement d’aile d’un papillon…

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