Littérature, thrillers, polars, suspense, SF, fantasy... Le rendez-vous de toutes les littératures

Mois : novembre 2013

Lionel Davoust, raconteur d’histoires avant tout

Né en 1978, Lionel Davoust est un écrivain polymorphe qui suit des voies impraticables et multiplie les expériences. Après avoir occupé des fonctions éditoriales, il se consacre depuis dix ans à l’écriture. À l’occasion de la parution du tome 3 de Léviathan, j’ai posé quelques questions à Lionel Davoust.

 

Le troisième tome de Léviathan vient de sortir, comment se sont passées ces années d’écriture depuis le 1er tome ?

Dans un travail quasi continu et exclusif sur cette histoire. Pour cette raison, cela a été une expérience très intense ; je vivais avec cette histoire et ces personnages depuis des années, mais là, j’ai réellement partagé leur expérience au quotidien pendant près de trois ans. Il y a eu des moments forcément un peu difficiles, où l’écriture se refusait à moi, mais j’en garde surtout beaucoup de grands souvenirs, quand les fils d’intrigue se rejoignent, quand les révélations avancent, quand les dominos tombent et que les trois protagonistes principaux, Michael, Masha et Andrew luttent pour leur survie et leurs valeurs.  
Aviez-vous déjà en tête d’en faire une trilogie ou est-ce venu lors de l’écriture ?
 Je suis un écrivain structurel, c’est-à-dire que je planifie énormément avant d’écrire. Donc oui, je savais que ce serait une histoire en trois actes dès le début, même si certains détails ont changé en cours de route et que les frontières entre les grands mouvements ont un peu glissé. Néanmoins, j’avais un déroulé des grands évènements du début de La Chute jusqu’à la fin du Pouvoir avant même d’écrire la première scène du premier volume. J’aurais pu écrire l’épilogue du dernier tome en premier s’il avait fallu !

Vous « touchez » à plusieurs genres d’écriture : thriller, SF, fantasy. Comment passez-vous de l’un à l’autre ?
Je ne me pose pas la question. Je n’aime pas les étiquettes  en général, et ces boites étanches que l’on appelle les genres en particulier. Ils charrient tout un tas d’a priori et de fausses conceptions quant à ce qu’il est respectable de lire. Le thriller, ça fait peur. La science-fiction, c’est dans l’espace. La fantasy, c’est pour les gamins… Tout cela est aussi faux qu’absurde. En ce qui me concerne, j’ai seulement envie de raconter certaines histoires, qui ont pour point commun un certain décalage avec l’expérience quotidienne de la réalité, une sorte de faille dans la perception. Quand ce décalage est poussé au maximum, cela donne de la fantasy ou bien de la SF. Quand il est léger, quand on est proche de notre monde, cela donne Léviathan. Mais, pour moi, c’est un continuum.
Comment trouvez-vous l’inspiration ?
Je crois très peu à l’inspiration et beaucoup plus au travail. Je crois que la tache de l’écrivain consiste à aller chercher tout au fond de lui ce qui lui tient sincèrement à cœur dans le monde, et à le mettre en scène, l’interroger, de manière cohérente, esthétique, originale et divertissante. Pour moi, c’est cette honnêteté qui déclenche l’envie d’écrire ; c’est là que réside la fameuse inspiration, elle ne vient pas, elle se traque. Après, tous les moyens sont bons pour y parvenir. En ce qui me concerne, je m’efforce de me sortir la tête régulièrement du milieu littéraire, pour ne pas perdre de vue le « vrai » monde. C’est une des raisons pour lesquelles, au-delà des expériences uniques que cela procure et du désir de me rendre utile, j’essaie de partir tous les ans en volontariat écologique, dans un endroit à chaque fois nouveau, pour  me confronter à la nature.
Comment travaillez-vous à l’élaboration de vos livres ?
 Je vois l’écriture comme un exercice de funambule. Je planifie donc énormément de choses à l’avance, j’ai un plan détaillé, des fiches de personnage, des cartes des lieux (notamment pour les scènes d’action que je chorégraphie en détail), car je suis incapable d’écrire si je ne sais pas où je vais. Mais, une fois dans la rédaction, je prends de la distance avec tout ce matériel pour laisser la bride sur le cou à l’histoire ; ce n’est plus le moment de construire des architectures rigides mais de laisser tout ce petit monde vivre et respirer. Si cela implique que le livre prenne des chemins de traverse, très bien ; cela montre que les personnages ont suffisamment de réalité pour prendre des décisions qui peuvent m’étonner moi-même (et s’avérer souvent meilleures que ce que j’avais prévu !). C’est donc un équilibre constant entre préparation et abandon.
Quels sont vos projets ?
Il s’est récemment passé beaucoup de choses autour de Léviathan : le dernier tome, Le Pouvoir, est sorti tandis que le premier, La Chute, a été réédité en poche chez Points Thriller. Dans le même temps, j’ai codirigé l’anthologie de fantasy du festival Imaginales avec ma camarade Sylvie Miller, Elfes et Assassins, et une nouvelle, « Derrière les barreaux », est parue dans l’anthologie Les coups de cœur des Imaginales. Si tout se passe bien, mon recueil de nouvelles, L’importance de ton regard, devrait ressortir en numérique sous peu, et je vais revenir à Évanegyre, l’univers de fantasy de La Volonté du Dragon, mon premier livre, en 2014. Après, c’est plus flou, cependant, j’aimerais bien continuer à développer l’univers de Léviathan sous une forme ou une autre – mais dans quelques années, quand je serai sûr d’avoir quelque chose de nouveau à offrir !

Propos recueillis par Emmanuel Fleury

(Une première version de cet entretien est parue dans le numéro 26 du 28 juin 2013 de Horizons – Nord-Pas de Calais)

Une trilogie à succès

Léviathan (vol. 1) : La Chute, éditions Don Quichotte, 480 pages, 19,90 euros
La quête d’un biologiste marin traumatisé par un désastre d’enfance et d’une mère de famille initiée à des secrets occultes bannis par les religions de la lumière.
Léviathan (vol. 2) : La Nuit, éditions Don Quichotte, 480 pages, 22 euros.
La descente aux enfers d’un biologiste marin miraculé d’un accident en Antarctique, persécuté par un tueur en série qui s’acharne à détruire sa vie.
Léviathan (vol. 3) : Le Pouvoir, éditions Don Quichotte, 544 pagers, 23 euros.
Quand le thriller se conjugue à la fantasy urbaine. La conclusion épique de la trilogie Léviathan.
De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison ou même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une  porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été extermines sur le bucher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.
Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Leon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen a fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.
De révélation en rebondissement, le héros de Léviathan perce les voiles de l’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

Lectures d’octobre

Quelques livres lus en octobre:
Glacé, Bernard Minier, Xo éditions
Le cercle, Bernard Minier, Xo éditions
Écrit en lettres de sang, Sharon Bolton, Fleuve Noir
La voie de la colère, Antoine Rouaud, Bragelonne.
Je reviendrai sur les deux romans de Bernard Minier que j’ai vraiment appréciés. Le thriller de Sharon Bolton est également un très bon thriller.
La voie de la colère est un livre de fantasy français, dont La voie de la colère est le premier tome. Il laisse entrevoir une grande saga dans la lignée des romans de fantasy anglo-saxons.
À suivre.

14-18 en livres (1)

Petit Quizz de la Grande Guerre

Grégoire Thonnat

Pierre de Taillac Éditions, 152 pages,  4,90 euros

Gréroire Thonnat propose ici un petit livre original. En effet, plutôt que de rédiger un nouveau livre du la guerre 1914-1918, c’est sous forme de questions aussi intéressantes qu’originales qu’il permet de découvrir les aspects les plus divers de ce conflit mondial.
Ainsi, le lecteur découvrira combien de paires de chaussettes ont été utilisées par l’armée française en 1917-1918, mais aussi ce qu’était « la boîte à bonbons »… Parmi les sujets plus sérieux, on apprend que 50% des mobilisés étaient des paysans, on découvre quelle a été la bataille la plus sanglante, de quand date le premier combat aérien.
Bref, ce petit livre en forme de quizz servira à tout le monde pour découvrir ce conflit sous un autre jour. À l’approche du centenaire, cet ouvrage permet de (re)donner des repères simples sur ce conflit majeur de l’histoire de France, d’illustrer les principaux faits, de combattre quelques idées reçues mais aussi de parler de l’histoire à hauteur d’hommes grâce à des anecdotes fortement évocatrices. 
« À travers son petit format et l’originalité de sa présentation à travers les questions qu’il pose, c’est le plus grand et le plus terrible pan de l’histoire de France et des Français que ce quizz éclaire », indique Jean-Jacques Becker, Professeur émérite à l’université Paris X- Nanterre, président d’honneur du Centre de recherche de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne.

L’encre et le sang

L’encre et le sang, Laurent Scalese et Franck Thilliez
Pocket, 128 pages, 2,90 euros

Résumé: Au fond d’un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle l’attend. La machine. Il suffit de taper. Et tout s’écrira, dans la réalité.

Très vite, l’écrivain William Sagnier comprend qu’il tient là l’instrument de sa vengeance.
La femme qui l’a trompé. L’homme qui lui a volé son livre. Tous ceux qui l’ont
humilié, utilisé, détruit, seront punis à leur tour.
La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là ou se mélangent l’encre et le
sang…
Titre disponible en version numérique

Scalese et Thilliez plongent leur héros dans l’enfer de Hong Kong. Ce double littéraire qu’il ont créé est un écrivain malheureux qui a été dépouillé de son bien le plus précieux: son roman. Il suit son ex-femme et son amant pour se venger. À mi-chemin du livre fantastique et du polar, L’encre et le sang ravira les amateurs de sensations fortes et de Stephen King auquel on pense immanquablement à la lecture de cette courte histoire. 
Mais la comparaison s’arrête là, car Scalese et Thilliez ont trouvé un style qui leur est propre et qui fait de ce court texte un petit chef-d’œuvre.
Une excellente surprise que ce texte. Comme quoi les écrivains français savent aussi écrire de très bonnes nouvelles. Et c’est aussi une très bonne idée de Pocket qui a lancé plusieurs titres dans cette série de courts textes.

Rencontre avec Alexis Aubenque

Alexis Aubenque, le polar américain made in France 

Alexis Aubenque publie un nouveau thriller aux éditions du Toucan. Nous avons posé quelques questions à cet auteur qui écrivait de la science-fiction avant de se tourner avec succès dans l’écriture de romans policiers.

 Peu d’auteurs français, placent le déroulement de leurs romans aux États-Unis, chasse gardée de bien des grands écrivains de polars. 
 Toutefois, à l’instar de Maxime Chattam, Alexis Aubenque livre des histoires au suspense plus qu’efficace puisqu’une fois commencée leur lecture est difficile à arrêter. Le tout se déroulant au pays des James Ellroy (Le dahlia noir, L.A. confidential), Thomas Harris (Dragon rouge)… 
Peux-tu nous dire comment tu es venu à l’écriture ?
Par hasard. Je n’avais jamais eu l’ambition d’écrire avant l’âge de 24 ans, je rêvais à la vérité d’être éditeur, mais il se trouve que faisant mon service militaire, je suis tombé dans un endroit où il y avait un ordinateur personnel (à l’époque, 1995, c’était peu courant !), et par simple amusement je me suis mis à écrire le début d’une histoire et, à ma surprise, des lignes et des lignes sont sorties, j’ai adoré ça. Pleins d’idées me venaient, et dès que j’ai eu fini l’armée, j’ai acheté un PC et n’ai plus jamais cessé d’écrire depuis. 
Quel a été ton parcours ?
Après une maîtrise en Sciences économiques, j’étais programmé pour être banquier, mais j’avais le rêve de travailler dans l’édition, et, de fait, après l’armée, j’ai commencé à croire que j’avais un certain talent d’écrivain. Il m’a fallu attendre six ans et huit manuscrits qui dorment encore dans mes placards pour que j’aie enfin la chance d’être publié. C’était un roman de science-fiction « La chute des mondes », puis j’ai continué dans ce genre jusqu’en 2008, avant de me tourner vers le roman policier. 
Ton entourage a-t-il soutenu les débuts de ta carrière d’auteur ? Oui, même si certains avaient des doutes, à partir du moment que je gagnais ma vie d’une autre façon cela ne posait de problème à personne, au contraire. Ma mère était ma première fan, mais est-ce étonnant ? 
Tu as écrit de la science-fiction, maintenant tu écris des romans policiers. Si ces deux genres appartiennent à la littérature qu’on appelle « populaire », passer de l’un à l’autre est peu commun. Surtout si l’on considère le succès de tes romans SF. Comment s’est faite cette transition ?
Personnellement, je suis très éclectique dans mes goûts littéraires, j’aime tout, mais je dois avouer que j’ai un petit faible pour la littérature dite de genres, à savoir la SF, le fantastique et le polar. Ainsi, cela ne m’a posé aucun problème de passer de la SF au polar, tant j’aime les deux genres.
Mais, pour la petite histoire, je suis passé de la SF au polar par simple défi de mon éditrice d’alors qui m’a poussé à écrire un roman policier. Elle était persuadée que j’étais fait pour ça. Je l’ai écoutée et ne le regrette pas.
J’aurais adoré continuer à écrire de la SF en parallèle mais mon éditeur d’alors ne l’a pas entendu de cette oreille et à mis fin à ma série « L’empire des étoiles » quand il a appris que je faisais du polar chez un autre éditeur. 
Vas-tu écrire encore de la SF ?
 Non, pour l’instant aucun projet en vue. Même si je rêve de m’y remettre, mes projets de polars occupent tout mon temps, mais dans quelques années, très certainement. 
Quels sont les auteurs qui t’influencent ou qui te servent de modèle ? 
En SF, Frank Herbert, Dan Simmons et Robert Silverberg. En polar, James Ellroy, Thomas Harris, Robert Crais. 
Comment trouves-tu l’inspiration ?
Je n’en sais rien. C’est la magie de la création. Je pars souvent d’un décors ou d’un fait de société et puis tout se met en place au fil des jours dans ma tête.
Comment travailles-tu sur tes livres ?
Tous les jours, matin et soir. Je passe beaucoup de temps à réfléchir en écoutant la musique, électronique et rock. À faire tourner les idées dans ma tête dans tous les sens, jusqu’à ce que je trouve la bonne disposition. J’écris au préalable un squelette et après je me lance. Je n’aime pas l’idée de faire un plan trop structuré. C’est seulement en écrivant au jour le jour que les meilleurs idées apparaissent. En tout cas, c’est comme ça que je fonctionne. 
Tes romans policiers se déroulent aux États-Unis, pourquoi pas en France ?
Au départ, c’était pour rendre un hommage à la série « Twin Peaks ». J’aimais tellement cet univers que je voulais écrire un polar dans ce genre d’atmosphère, puis les choses allant, j’ai continué ma série, mais j’ai pas mal d’idées de romans policiers se situant en France. Mais il faut que je trouve le temps. Là aussi, c’est comme pour la SF, viendra le bon moment. 
Peux-tu nous présenter ton nouveau roman : Stone island ?
 En quelques mots, Stone island est mon tout dernier bébé, il s’agit toujours d’un roman policier, mais bien plus léger, que les précédents, ne serait-ce que par le lieux où se situe l’intrigue, une île polynésienne. Soleil, plage, bronzette, surfeurs, paillotes, cocktails, sont au rendez-vous.
Je qualifierai ce nouveau roman de comédie romantique policière. Un livre en hommage à la série Magnum, qui n’a qu’un seul but : vous faire passer un bon moment le sourire sur les lèvres…

Propos recueillis par Emmanuel Fleury

Maxime Chattam déjoue la conjuration primitive

La conjuration primitive

Maxime Chattam

Albin Michel, 646 pages, 22,50 euros

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
D’un endroit à l’autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?
Très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour mettre fin à cette escalade de l’horreur, pour tenter de comprendre, une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.
De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Écosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive au cœur des pires déviances de la nature humaine.
Richard Mikelis est un chasseur de tueurs en série. Mais il a pris sa retraite. Et c’est contraint par Alexis, de la gendarmerie, qu’il reprend du service pour résoudre une énigme qui les conduira dans les pires méandres de l’âme humaine. Ils ont affaire à un réseau de tueurs en série particulièrement cruels et organisés. 

Maxime Chattam a frappé un grand coup avec ce roman. On se souvient de son premier thriller, L’âme du mal, qui fit de lui une valeur sûre du suspense français.
Une fois ouvert, il est difficile de reposer ce nouveau roman tant le suspense est insoutenable. Chattam démontre ici que les auteurs français font parfois mieux que leurs homologues américains.
Désormais, avec La conjuration primitive, il s’impose définitivement parmi les plus grands. Le coup de théâtre à la fin du premier tiers du livre mérite à lui seul la lecture du roman. 

Tant au niveau national qu’international. Les Américains n’ont qu’à bien se tenir…
En quelques mots, Maxime Chattam, c’est une quinzaine de romans et 4,5 millions d’exemplaires vendus en France depuis ses débuts.

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