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Mois : janvier 2020

Voyage à Carcassonne avec Kate Mosse

Article mis en avant

Résumé

France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s’exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent. À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d’un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant converti dont la vie en danger. Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, le couple se retrouve bientôt au centre d’un vaste complot, lié à une sainte relique. Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies.

Mon avis

Kate Mosse est une habituée des histoires se déroulant dans le Sud de la France et des romans historiques. Cette fois-ci encore, elle emporte le lecteur dans une aventure en pleine guerre de religions. Carcassone et Toulouse sont au centre de ce roman ; épicentres des troubles, les deux villes y ont une place très importante.

Au-delà du simple roman historique, Kate Mosse met en avant les problèmes liés à l’intolérance religieuse. Ses personnages principaux, pourtant adeptes de l’une et l’autre religion, réussissent à mettre de côté leurs différences pour partir en quête d’un secret qui modifiera leurs destins.

C’est bien un roman historique que La cité de feu, car Kate Mosse retrace bien cette période trouble de l’Histoire de France et de l’Europe. Ses personnages sont bien ancrés dans leur temps. Et le premier tome de cette trilogie promet d’autres développement bien au-delà de la France.

Après Sépulcre et Labyrinthe, qui se déroulent tous les deux aussi à Carcassonne, vendus à plusieurs millions d’exemplaires, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque érudite et captivante. Elle y donne la parole à ces figures féminines trop souvent oubliées par l’histoire officielle. D’une efficacité redoutable, La Cité de feu confirme l’inimitable maestria narrative de son auteur.

La cité de feu, Kate Moss, Sonatine, 608 pages, 23€

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L’art du meurtre, Chrystel Duchamp

Résumé de l’éditeur

Quatre victimes. Et aucun coupable.
Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.
En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.
Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.
Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.

 
Mon avis

L’art du meurtre, c’est l’enfance de l’art pour Chrystel Duchamp. En un roman, elle livre un thriller de haut vol. Addictif, L’art du meurtre, se lit d’une traite. Comme une exposition que l’on visiterait, on se laisse guider par l’auteur du début à la fin et on contemple divers tableaux, tous plus effrayants les uns que les autres.

Les personnages sont bien campés et paraissent être déjà des vieux routiers des enquêtes policières. Jusqu’à la fin, à laquelle on ne s’attend pas, Chrystel Duchamp tient le lecteur en haleine sans lui laisser le temps de souffler. Une lecture qui se fait au même rythme que l’enquête: à toute vitesse.

Un gros coup de cœur pour le début de l’année 2020. Dans le genre terrible et efficace, ça va être difficile de trouver mieux.

L’auteur : Née en 1985, Chrystel Duchamp se passionne très tôt pour la littérature de genre, notamment le fantastique et la série noire. Elle et son conjoint, Éric Barge, montent la maison d’édition Le Miroir aux Nouvelles, où ils publient plusieurs romans illustrés de Chrystel : La Boîte aux objets perdus (2013), 47°9’S – 126°43’W (2014), La Vallée dérangeante (2015). Son dernier roman, À l’ombre des sureaux, a paru en 2018. Elle habite près de Saint-Étienne.

Merci à Mylène des éditions de L’Archipel pour ce service de presse.

L’art du meurtre, Chrystel Duchamp, col. « Suspense », L’Archipel, 272 pages, 19€

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