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Mois : décembre 2018

La mort selon Turner, Tim Willocks

Article mis en avant

Résumé

Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages, tout le monde s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir des Homicides. Lorsqu’il arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation va être terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Le ton de Turner était neutre mais implacable. Dépourvu de défi ou d’accusation. Juste l’assurance que cet homme allait foncer, quel que soit l’obstacle sur sa route.

Mon avis

La mort selon Turner est un roman policier qui donne chaud à lire. Pas seulement parce que l’intrigue se déroule en Afrique du Sud, mais parce qu’il faut suivre le rythme. Tim Willocks est un vieux routier du roman policier, et aussi du roman historique.
Même s’il délaisse le roman historique pur et dur, Willocks passe rapidement en revue l’histoire de l’Afrique du Sud et de l’Apartheid, dont l’ombre plane encore.
Turner est un flic incorruptible. Le seul peut-être encore en Afrique du Sud? Pour cette enquête, qui paraît résolue avant même d’avoir commencé, Turner va se heurter de plein fouet à la volonté d’une femme, d’une mère prête à tout pour sauver son fils.

La mort selon Turner est le roman policier de l’année 2018. C’est un roman puissant dont on imagine bien une adaptation cinématographique.

 

Le regard de Turner ne contenait pas plus de compromis que la gueule du canon d’un fusil à pompe.

La mort selon Turner, Sonatine, 384 pages, 22 €

L’Unité Alphabet, Jussi Adler Olsen

Résumé de l’éditeur

L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est.
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Mon avis

Ce premier roman de Jussi Adler Olsen n’a rien à voir avec la série des romans du Département V.
Il s’agit de son tout premier roman.
Cette histoire qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale est divisée en deux parties : la première se déroule après que l’avion de Bryan et de James soit abattu par les Allemands.
Pour survivre, ils vont se cacher dans un train de blessés et de malades allemands revenant du front de l’Est. Durant leur séjour à l’hôpital, ils vont subir les pires traitements que l’Allemagne nazie réservait à ses malades et blessés. Cette partie m’a parue exagérée dans son déroulement. Bryan et James survivent aux électrochocs, aux traitements médicamenteux et autres sévices, jusqu’à l’évasion de Bryan.
La seconde partie concerne le retour de Bryan en Allemagne pour retrouver la trace de James. De rebondissement en rebondissement, il va réussir à le retrouver. Le déroulement de ces recherches m’a semblé plutôt rocambolesque.
L’Unité Alphabet est un premier roman plutôt réussi même s’il paraît parfois peu crédible. On peut passer un bon moment de lecture si l’on ne tient pas compte de ces défauts de jeunesse.

L’Unité Alphabet, Jussi Adler Olsen, Albin Michel, 631 pages, 22,90 €.


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