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Étiquette : Philippe Hauret

Ange, Philippe Hauret

Article mis en avant

Ange, Philippe Hauret

Résumé

Ange est une jeune femme rebelle, survoltée et aventureuse qui profite de sa séduisante plastique pour attirer de riches entrepreneurs avant de les dépouiller. Elle partage un appartement avec Elton, son ami d’enfance. Ce dernier passe ses journées, rivé sur le canapé, devant la télé, tout en se rêvant multimillionnaire. Lorsque Ange rencontre Thierry Tomasson, véritable icône télévisuelle, elle s’imagine déjà mener une brillante carrière de chroniqueuse. L’animateur, surtout soucieux de s’adjuger ses jolies formes, va vite la faire déchanter… Pour se venger, Ange concocte alors un plan machiavélique en entraînant Elton dans son sillage. Mais on ne s’attaque pas à un présentateur vedette sans en subir de fâcheuses conséquences. Et bien que Ange puisse toujours compter sur sa niaque et son sens inné de l’embrouille pour retourner la situation, le destin peut parfois se montrer facétieux et impitoyable…

 

Mon avis


Fidèle à son style, Philippe Hauret trace avec ce roman les destins sombres d’Ange et de son colocataire, Elton. Comme à chaque fois avec l’auteur, je me suis dis qu’il faisait encore court. Mais c’est sans compter sur l’efficacité de son style qui en met plein la vue sans étaler sa confiture de mots à chaque paragraphe.

J’en suis sorti soufflé, comme d’habitude, avec l’impression d’être entré dans la vie de ses personnages et de les connaître aussi bien que lui, le tout dans un condensé à lire et relire.

Ange, Philippe Hauret, Jigal Polar, 208 pages, 18€.

En moi le venin, Philipp Hauret, Jigal Polar

En moi le venin, Philippe Hauret

Article mis en avant

Résumé

Suite à un évènement tragique, l’ex-lieutenant de police Franck Mattis se voit contraint de retourner sur les terres de son enfance. Il y retrouve d’anciens En moi le venin, Philipp Hauret, Jigal Polarcamarades de lycée. À commencer par l’envoûtante Esther, devenue chargée de communication pour le compte d’un candidat à la mairie sans scrupules. Mais aussi Valéry, le boss redoutable d’une boîte de nuit dans laquelle de jeunes femmes sont contraintes à la prostitution. Il y a aussi Ben, le passionné d’informatique qui végète dans son appartement en compagnie d’une étrange créature. Cécile, la secrétaire soumise aux jeux pervers de son employeur, Warren, l’amant stupide et incontrôlable, ou encore Moe, l’homme de main impitoyable qui ne rêve que de se retirer au calme avec ses chiens. Franck Mattis se voit plongé au cœur d’un monde qu’il ne connaît que trop bien, celui de la nuit, de la violence, du mensonge et de la désespérance. Une fois encore, il lui faudra lutter contre ses propres démons, et qui sait, peut-être enfin trouver la paix…

La vie venait de lui démontrer de manière implacable que respecter les règles ne servait à rien. Le système n’avait pas pour finalité de prêter son épaule aux plus faibles, seuls les forts s’en sortaient, c’était aussi simple que ça.

Mon avis

Noir, absolument noir, En moi le venin fait partie de ces romans de chronique sociale qui paraissent tout droit sortis des pages « faits divers » des quotidiens.
Philippe Hauret clôt ici une quadrilogie sociale entamée avec Je vis je meurs. Ce n’est rien de dire que ses personnages sont perdus, cherchant par tous les moyens à « faire » quelque chose: Gagner une élection, faire gagner une élection, trouver l’amour, renouer avec le passé…
En lisant ce roman (et d’une manière plus générale les autres romans de Philippe Hauret), on se demande si l’auteur maîtrise ses personnages où s’il ne se sont pas échappés dès lors qu’il leur a donné vie. Leurs destins ne semblent plus lui appartenir ; ce roman en est la preuve avec l’histoire de Franck Mattis.
Un roman vraiment conseillé, à lire après avoir lu les autres, pour profiter au maximum de la plume de l’auteur et de ses histoires tragiques.

La vie fournissait tant de motifs de ressentiment que rares étaient ceux qui résistaient au durcissement pathologique de leurs aspirations.

L’auteur

Né en 1963 à Chamalières, Philippe Hauret passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez. Après le divorce de ses parents et d’incessants déménagements, il échoue en banlieue sud parisienne. Sa scolarité est chaotique, seuls le français et la littérature le passionnent. En autodidacte convaincu, il quitte l’école et vit de petits boulots, traîne la nuit dans les bars, et soigne ses lendemains de cuite en écrivant de la poésie et des bouts de romans. Il voyage ensuite en Europe, avant de trouver sa voie en entrant à l’université. Après avoir longtemps occupé la place de factotum, il est maintenant bibliothécaire. Quand il n’écrit pas, Philippe Hauret se replonge dans ses auteurs favoris, Fante, Carver, Bukowski, joue de la guitare, regarde des films ou des séries, noirs, de préférence.

En moi le venin, Philippe Hauret, Jigal Polar, 231 pages, 18,50 €

Je suis un guépard, Philippe Hauret

Résumé de l’éditeur

Le jour, Lino, employé anonyme d’une grosse boîte, trime sans passion au 37e étage d’une tour parisienne. La nuit, dans son studio miteux, il cogite, désespère, noircit des pages blanches et se rêve écrivain… Un peu plus loin, Jessica arpente les rues, fait la manche et lutte chaque jour pour survivre. Deux âmes perdues qui ne vont pas tarder à se télescoper et tenter de s’apprivoiser, entre désir, scrupule, débrouille et désillusion… Jusqu’au jour où Jessica fait la connaissance de Melvin, un jeune et riche businessman qui s’ennuie ferme au bras de la somptueuse Charlène. Deux univers vont alors s’entremêler pour le meilleur et surtout pour le pire…

AU FOND DE LUI, LINO SAVAIT BIEN QU’IL ÉTAIT COMME LES AUTRES, MARQUÉ AU FER, MENOTTÉ À VIE, UN ESCLAVE AUTONOME.

Mon avis

Une nouvelle fois Philippe Hauret montre son talent d’écrivain dans ce roman qui dépeint des vies ordinaires qui basculent.
C’est de la vie de Lino qu’il s’agit, employé de bureau ordinaire qui mène une existence morne, partagé par son quotidien terne et son ambition d’écrivain qui reste une velléité d’adolescent. Jusqu’au jour où il rencontre Jessica.
À partir de là, sa vie va se retrouver chamboulée, dans le bon sens… et dans un autre sens également.
Dans ce roman noir, Philippe Hauret met à mal notre société et ce qu’elle produit: un sentiment de malaise permanent et diffus. Ces individus se retrouvent dans l’espoir qu’il en sorte quelque chose qui les fera s’élever, changer. Mais, souvent, rien de bien n’en ressort.

Les lampadaires défilent, l’air est tiède, je n’ai nulle part où aller. Alors je cours, je cours, je suis un guépard, rien ne m’arrêtera.

Je suis un guépard, Philippe Hauret, Jigal Polar, 216 pages, 18 €

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