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Étiquette : Jack l’Éventreur

La Loge noire, Jean-Pierre Croquet

Résumé de l’éditeur

Angleterre, mai 1914. Alors que des menaces de guerre planent sur l’Europe, l’inspecteur Adey enquête sur une série de meurtres étranges, qui ne sont pas sans rappeler ceux de « l’automne de la terreur », où un certain Jack l’Éventreur sévissait dans les quartiers pauvres de Whitechapel. Au même moment, un courtier du nom de Mark Bowen se rend à Londres pour acquérir la Kabbala denudata, un incunable essentiel de la tradition occulte. Il est mandaté par Aleister Crowley, membre de la société secrète Golden Dawn, qui traîne une réputation de mage noir… et milite dans les mouvements séparatistes celtisants. Mais lorsque Bowen arrive à la librairie de Geoffrey Bloom, dans le quartier mal famé de Soho, il découvre celui-ci égorgé. Et l’ouvrage convoité a disparu ! Coupable idéal, Bowen devient un homme traqué. Pour prouver son innocence, il devra retrouver l’assassin et découvrir quel secret cache la Kabbala denudata que convoite la mystérieuse Loge noire…
Dans un suspense où plane l’ombre de Conan Doyle, commence alors une course contre la montre qui fera se côtoyer révolutionnaires irlandais, espions allemands, anarchistes et francs-maçons.

L’auteur

Ancien professeur de Lettres modernes, né à Saint-Quentin en 1948, Jean-Pierre Croquet, est scénariste de bandes dessinées (avec Boucq), nouvelliste et membre de l’Oulipopo (Ouvroir de littérature policière potentielle). Passionné de mystère, d’énigme et de fantastique, il est l’auteur d’aventures apocryphes de Sherlock Holmes. Il a réalisé nombre d’anthologies policières, telles Y aura-t-il un crime à Noël  ? (Le Masque, 2002). On lui doit Fromantal et l’Androgyne, roman coécrit avec Demouzon (Fayard, 2007).

Mon avis

Londres, à la veille de la Première Guerre mondiale est une ville sous tension. Entre les partisans de la paix et les bellicistes, le combat fait rage. Les espions et les intrigants sont partout. Jean-Pierre Croquet réussit très bien a recréer cette ambiance particulière où il fait bon ne faire confiance à personne. Les personnages historiques s’animent sous la plume de l’auteur pour recréer un ballet qui a peut-être eu lieu en cette année fatidique.

Lecture recommandée.

 

Écrit en lettres de sang, Sharon Bolton

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Écrit en lettres de sang, de Sharon Bolton vous embarque dans un thriller sur les traces de Jack l’Éventreur.

Résumé : À Londres, soir du 31 août. En regagnant sa voiture, la jeune policière Lacey Flint découvre une femme lacérée de coups de couteau, qui finira par mourir dans ses bras.
Quelques heures plus tard, une journaliste reçoit une étrange lettre anonyme rappelant celles qu’envoyait Jack l’Éventreur aux journaux.
Lorsqu’un deuxième meurtre a lieu, les ressemblances ne font plus aucun doute pour Lacey : l’assassin utilise le même mode opératoire et frappe les mêmes jours de l’année que son maître à penser. Mais pourquoi s’acharner sur des mères au foyer sans lien entre elles ? Tandis que l’enquête avance, des pans du passé de Lacey refont surface et semblent la relier au tueur. Cela n’échappe pas au commandant Joesbury, qui exaspère la jeune femme au plus haut point, l’attire, et la soupçonne aussi.

Mon avis : Et si Jack l’Éventreur revenait à Londres au XXIe siècle ?
Nul doute que Sharon Bolton possède l’art d’écrire un bon thriller. Elle mêle ici les références à Jack l’Éventreur sans faire de son roman une énième enquête pour trouver qui était Jack l’Éventreur. Ce livre est plein de rebondissements. Fréquemment, en fin de chapitre, en une seule phrase, l’auteur vous scotche au livre et vous empêche de dormir car vous n’avez qu’une envie : continuer à lire. Le suspense est au rendez-vous, les personnages sont attachants et l’histoire révèle une fin surprenante où le dénouement de l’enquête et l’histoire de Lacey se rejoignent. Écrit en lettres de sang est sans aucun doute possible l’un des meilleurs thriller de cette année.

Fleuve Noir, 560 pages, 21,90 euros. Traduit par Marianne Bertrand. 

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